Le romantisme, le réalisme – Delacroix, Géricault, Courbet, Millet

 

Le romantisme, le réalisme

Delacroix, Géricault, Courbet, Millet


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L’art romantique

Le romantisme débuta plus précisément fin XVIIIe et fût un changement profond dans l’histoire de l’art, en rupture avec le néoclassicisme, symbole de clarté, d’harmonie et de réalité. Le romantisme, caractérisé par l’imaginaire et la recherche d’émotion, est issu de facteurs philosophiques, sociaux, politiques et culturels. L’époque des lumières – mouvement intellectuel pour la propagation des savoirs, en opposition avec la superstition et l’intolérance – contribua à l’évolution du romantisme.
Les peintres de ce courant mettent en scène des sujets littéraires, historiques ou bien des légendes. Les artistes romantiques veulent, à travers leurs œuvres, représenter la puissance des forces de la nature face aux hommes, les sentiments de folie, le mystique et le surnaturel. Le romantisme cherche avant tout à se dégager des contraintes académiques et laisser place à la liberté de créer des œuvres oniriques et imaginaires.
Le mouvement s’étendit jusqu’à l’Europe entière mais fût le plus répandu en France, Espagne, Allemagne, Suisse, Grande-Bretagne, et Amérique du nord. Les peintres influents de ce courant sont Géricault, Delacroix, De Goya, Friedrich, J.M.W. Turner, John Martin, Constable.


Le réalisme

Le courant réaliste marqua un tournant dans l’histoire de l’art, au niveau du style et des conventions imposées par l’art académique. Ce courant est principalement né de la révolution de 1848, une période de crise due à l’augmentation de la population, des mauvaises récoltes et du développement industriel impliquant un accroissement de la pauvreté dans les villes et les campagnes. Cette rébellion se propagea jusque dans les milieux politiques et artistiques. Les peintres réalistes s’opposaient aux conventions et règles définies par l’art académique.
Les sujets du réalisme vont également à l’encontre de la critique car ils sont dénués de toute mise en scène, artifice et raffinement. Ils évoquent les conditions de travail, la misère, la vie quotidienne, la simplicité, la laideur, la tristesse, des scènes dépourvues de tout esprit théâtral qui ne plaisent pas à l’académie. Gustave Courbet, Camille Corot, Jean-François Millet et Honoré Daumier étaient les principaux représentants de ce courant. L’école de Barbizon, composée de Corot, Rousseau, Millet et Daubigny développèrent une tendance vers les scènes de campagne, influencés par les œuvres de John Constable, peintre romantique. Les thèmes et le styles de ce groupe inspirèrent, par la suite, le mouvement des impressionnistes.
Le courant réaliste se développa également en France, en Allemagne, en Autriche, en Italie et en Russie, à la suite de crises politiques et sociales.


L’art du XIXe siècle

L’art au 19e siècle, connut 3 mouvements picturaux importants : le romantisme, le réalisme et l’impressionnisme. L’art romantique apparaît au début du 19e siècle et s’oppose directement au style néo-classicisme. Contrairement aux peintres néoclassiques, attachés à l’ordre et à la raison, les peintres du mouvement romantique revendiquent le pouvoir de l’imaginaire, des émotions et de la pensée individuelle. Ils puisent leur inspiration dans le médiéval et non dans la Grèce et la Rome antique.

Le mouvement réaliste qui fût créé à la moitié du 19e siècle rejetait les valeurs de l’art académique. Leur volonté était de peindre des scènes de la vie quotidienne et de la misère rurale.

L’objectif du mouvement impressionniste est tout autre. Influencés par les tableaux réalistes et l’art japonais, les peintres ralliés à ce courant sont intéressés par rendre les effets de la lumière, sur leurs toiles par petites taches de couleurs accolées. Les mouvements néo et post-impressionnistes iront plus loin dans cette tendance avec les techniques de pointillisme et de divisionnisme.

Le symbolisme est tout droit inspiré de la littérature, il fait appel à l’imaginaire, et est associé au mouvement esthétisme. L’art nouveau, est, lui, un mouvement destiné à la décoration, il puise son inspiration dans certaines scènes des œuvres symbolistes.


Galerie vidéos YouTube

  • Ajoutée le 26 juin 2015
    La montée en puissance de la bourgeoisie change le paysage artistique du XIXème siècle. Deux tendances dominent : la recherche de réalisme et la volonté de s’exprimer dans son œuvre. Elles expliquent en partie la désuétude du terme « beaux-arts ». C’est ce que je vous propose de voir dans cette cinquième vidéo.
     
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  • Mise en ligne le 10 juin 2011
    Peintres du courant pictural “le Romantisme”, fin du 18 ème siècle.
     
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