Pièce de théâtre – Le malade imaginaire – Molière

 

Pièce de théâtre

Le malade imaginaire – Molière


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Les caractéristiques du Malade imaginaire

Une comédie

Le Malade imaginaire est une comédie. Au XVIIe siècle, on donne ce nom à toute pièce de théâtre qui comporte une action et se termine bien. Mais la comédie est aussi une pièce qui fait rire par des exagérations, des situations comiques, des moqueries…

La particularité de cette pièce est d’être une comédie ballet : Molière demanda au musicien Marc-Antoine Charpentier d’en composer la musique. Les deuxième et troisième actes sont suivis de pauses musicales où l’on danse des « divertissements ».

Le cadre spatio-temporel

La pièce se déroule au temps de Molière, au XVIIe siècle, à l’époque du règne de Louis XIV On sait que le roi avait soixante-dix-neuf médecins à son service. En assistant à la représentation du Malade imaginaire, Louis XIV aurait dit : « Les médecins font assez souvent pleurer pour qu’ils fassent quelque fois rire. »

L’action se déroule sur quelques journées, à un moment clé de la vie de la maison puisqu’il s’agit pour Argan de marier sa fille aînée. Autour de cet événement vont s’en greffer d’autres, notamment la découverte de la noirceur de Béline, seconde femme d’Argan et la guérison du malade imaginaire.

Le résumé de la pièce

La pièce de Molière comporte trois actes :

Acte 1 : Argan se croit malade. Riche bourgeois, il est entouré de médecins et s’invente toutes sortes de maladies. D’un premier mariage, il a eu deux filles, la petite Louison et Angélique, qu’il souhaite marier à Thomas Diafoirus, médecin et fils de médecin. Mais Angélique aime Cléante et l’avoue à la servante Toinette. Béline, la seconde femme d’Argan, fait venir un notaire pour rédiger le testament de son mari. Pour hériter de la fortune d’Argan, elle aimerait voir les filles entrer au couvent. Toinette surprend la manœuvre et décide d’aider Angélique.

Acte 2 : Cléante s’introduit dans la maison d’Argan comme remplaçant du professeur de musique. En présence des Diafoirus père et fils, et puisqu’une leçon de musique était prévue, Argan demande à Cléante et à Angélique de chanter. Ils se déclarent leur amour en le déguisant sous un air d’opéra. Mais Argan découvre la ruse, chasse le jeune homme et menace sa fille du couvent si elle refuse d’épouser Diafoirus. Béline dénonce la présence d’un jeune homme chez Angélique : en interrogeant la petite Louison, Argan devine qu’il s’agit de Cléante et il se lamente sur sa situation. Son frère Béralde arrive et lui propose un divertissement sous forme de danse.

Acte 3 : Béralde tente de parler à Argan de ses maladies imaginaires et lui conseille de se méfier des médecins. Il veut défendre les intérêts de sa nièce. Toinette se déguise en médecin pour essayer de dégoûter son maître de la médecine. Argan se fait passer pour mort et découvre la cupidité de sa femme (qu’il chasse) et la bonté de sa fille et de Cléante dont il accepte finalement le mariage. Enfin, sur le conseil de Béralde et de Toinette, il reçoit l’habit de docteur : c’est la cérémonie finale.


Les thèmes principaux

L’hypocondrie

C’est le nom savant que l’on donne à la maladie imaginaire. L’hypocondrie correspond à un état d’anxiété particulier d’une personne toujours préoccupée par sa santé et craignant perpétuellement d’être malade. Argan représente le type même de l’hypocondriaque qui se sent menacé par la maladie ou même par la mort : « Je ne m’étonne pas si je ne me porte pas si bien ce mois-ci que l’autre » (acte I, scène 1) ou « Ah ! mon Dieu, ils me laisseront ici mourir » (même scène). Argan est un angoissé qui projette toutes ses angoisses dans la maladie.

La médecine

Au temps de Molière, la médecine n’est pas très évoluée. On soigne toutes les maladies de la même façon, par des saignées, des purges et des clystères, procédés tous très présents dans le Malade imaginaire. Les médecins ont mauvaise réputation et, en se moquant d’eux, Molière sait qu’il va faire rire son public facilement. Il reprend le même thème dans le Médecin malgré lui et y fait allusion dans Dom Juan et dans Monsieur de Pourceaugnac.

Les personnages de médecins (Monsieur Purgon et les deux Diafoirus), comme celui de l’apothicaire, sont ridiculisés par les faux médecins (Toinette déguisée ou même Argan à qui, à la fin de la pièce, on remet l’habit de docteur). Dans l’ensemble, la médecine semble pouvoir certes soulager mais non guérir.

L’amour filial

La relation parents/enfants joue un rôle important dans la pièce, comme souvent dans les comédies de Molière. Plus que l’amour du père pour ses filles (un peu empêché par la maladie d’Argan et sa soumission à sa seconde femme), c’est l’amour des enfants pour leur père qui apparaît en pleine lumière. Bien que son père n’accepte pas son mariage avec Cléante, Angélique l’aime profondément. D’où son chagrin à l’annonce de sa mort : « Hélas ! je pleure tout ce que dans ma vie je pouvais perdre de plus cher et de plus précieux. Je pleure la mort de mon père. » Elle ne veut plus entendre parler de mariage et souhaite mourir tant son chagrin est grand.


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  • Ajoutée le 5 mars 2016
    Le Malade Imaginaire – Compagnie Colette Roumanoff (theatre.roumanoff.com)
    Argan est convaincu d’être malade et ne peut vivre sans être entouré de médecins. Pour avoir un gendre médecin il veut donner sa fille Angélique au fils de son médecin préféré, tandis que Béline qu’il a épousé en seconde noce se conduit en parfaite marâtre. Toinette, servante généreuse et impertinente, saura faire le nécessaire pour déjouer l’intrigue des médecins, l’hypocrisie de la belle-mère et sauver ainsi les amours de sa jeune maîtresse. Le frère d’Argan organise la cérémonie finale qui transforme le malade imaginaire en médecin.
     
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